Essai moto rétro pour Motards en Balade : La DUCATI 916 Monster S4 modèle 2002

vendredi 15 mars 2013
par  Hippolyte Duhameau
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C’est l’archétype du gros roadster sportif. Le plaisir dépouillé du twin Ducati. Élu meilleur roadster de caractère par Moto Canard en 2002 elle mérite son aura de machine mythique. On en a retrouvé une chez un de nos potes .. Un essai rétro bercé par le son des Termignoni.

Le petit tour de la bestiole :

Alan nous l’a rabâché avant que nous ne lui piquions sa brelle …

- "C’est comme un second moi-même, pour moi c’est la vraie Ducat, il n’y a que les italiens pour arriver à faire ça .. et tu vas voir ce twin, çà c’est le vrai moteur de moto .. et surtout ne me parle pas de 3 ou 4 cylindres .. et puis une Ducat, c’est une Ducat et ça, c’est LA Ducat !!"

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Et pourtant, quand on regarde à l’époque on se dit que c’était un peu osé d’aller faire les emplettes d’un truc pareil … Hors de prix, d’une fiabilité plus qu’aléatoire, avec des performances quasi inutilisables au quotidien … Mais à Bologne ils se voulaient … et se veulent toujours .. les Louboutin de la bécane et déclamaient à qui voulait bien l’entendre, et surtout à qui voulait bien poser le chèque sur la table, qu’une S4 cela se méritait …

Pour la petite histoire en 2002, si on voulait se les geler sur un roadster couillu il n’y avait pas beaucoup d’alternative … c’était la S4 italienne ou la Speed Triple britonne . La seule vraie différence, mis à part le nombre de cylindres, c’était que le ducatiste allait voir le prix de sa meule neuve fracassé au bout d’un an, contrairement au triumphiste qui, lui, aurait plutôt tendance à la revendre quasiment le prix du neuf malgré 20000 bornes parcouru dessus. On comprend ainsi pourquoi pourquoi la simple trouille de voir l’objet de ses désirs ne plus valoir qu’une poignée de cerises eh bien cela suscite un surcroit de fidélité !!

Le Alan, il en a fait les emplettes en 2004 de son piège, à pratiquement 50% du prix du neuf, juste avant de lui faire la révision des 20000 ou deux ans d’utilisation, celle qui va couter en une seule fois la moitié du SMIG et des allocs réunis …

Depuis, il a peu roulé. A chaque millésime pair il lui en coûte la peau des rouleaux, qu’il fasse des bornes ou non, par contre à chaque fois qu’il la sort de sa torpeur .. et qu’elle veut bien démarrer … c’est la piqure instantanée d’adrénaline et de plaisir concentrés.

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Détaillons le monstre ..

La Monster S4 c’est le moteur de la 916, un tout petit poil plus civilisé monté dans le châssis de la ST4. Sa sonorité est archi envoûtante. La brelle, tel un animal, gronde à bas régime, grogne dès la moindre sollicitation des gaz et hurle dans les tours. La sollicitation par l’audition, tu en veux toi de l’impression de vitesse, on se croirait revenu au bon temps où le simple fait de virer le pot sur notre mob nous donnait l’impression d’aller deux fois plus vite .. la seule "grosse" différence c’est que là, cela pousse vraiment !!

Au point de vue accessoires, les comodos sont au standard japonais, les leviers sont réglables, les rétros fonctionnels, même s’ils vibrent un tantinet une fois passé 3000 tours. Le tableau de bord est restreint, compteur – compte tour, avec l’éternel deuxième trip a roulettes et un compteur qui triche un peu. Vu ce qui se passe entre nos jambes, on aimerait bien avoir la température du moteur mais là on va rester dans le subjectif.

Les clignotants, montés sur un support souple, vibrent tellement qu’on pourrait croire qu’ils essayent de faire décoller la moto. L’éclairage, s’il est bien réglé et que les supports sont toujours en bon état, est relativement bon. Il est toutefois difficile d’éclairer loin en plein phare sans éblouir ceux qui viennent en face dès que l’on repasse en code.

La position est un poil sur les poignées mais pas très fatigante. La selle relativement est plutôt basse et les jambes sont assez pliées, la position n’est donc pas vraiment naturelle mais on ne peut pas dire qu’elle soit inconfortable. La protection du petit tête de fourche est tout juste efficace jusqu’à 130 km/h. Au dessus … qui a dit « au dessus » ?

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Eh, roule ... andouille !!

Le moins que l’on puisse dire c’est que le moteur manque de souplesse, il faut dire que c’est difficile de tout avoir et que l’on se consolera facilement au vu des accélérations plus que jouissives qu’il dispense entre 2500 et 7000 tours au fur et à mesure d’une poussée de plus en plus forte. C’est là que l’on se rend bien compte de la passion que peut provoquer ce genre de machine, c’est du granuleux, du pêchu, du « sévèrement burné », de l’empêcheur de tourner en rond, du « pose les sur la table et dis moi que tu m’aimes », du « si je te loupe, je t’enrhume » .. en fait la matérialisation d’un machisme profondément transalpin.

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Et à quoi cela sert ?

Pour se balader, en solo essentiellement car le duo va vous conduire au divorce. Oubliez la ville et, si vous devez faire de l’autoroute, demandez la remorque de votre meilleur pote.

Coté conducteur la moto est moyennement confortable ( on pourrait rajouter … pour une Ducat). La selle passager, elle, est plus que ferme. Sur un petit trajet votre douce et tendre s’adaptera mais si vous avez le malheur de la faire participer à la balade dominicale, soyez certain que cela sera l’auberge du cul tourné toute la semaine. Le levier d’embrayage est physique plus plus et si vous devez faire un belle journée tortueuse, vous avez intérêt à vous mettre au passage à la volée sinon le lendemain la pignole cela sera avec la seule main droite !!

Ce bref essai nous a conforté dans le « on dit » : Il faut en effet quelques milliers de kilomètres pour que le pilote se rode à la Ducati.

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Sur la route …

Curieusement, on arrive facilement à s’adapter à cet engin. L’écartement des poignées et le cintre du guidon font que la moto est très agile, la position de conduite inspire confiance et le relatif couple du berlingue est très rassurant si on fait totalement abstraction de tout ce qui est bruits parasites.

Dès que cela tourne un peu le mythe de la moto hypersport : arme absolue sur route, s’effondre avec un bruit mat. Cet engin est vraiment diabolique. Les sensations de prise d’angle sont bien moindres que sur un machin caréné alors que de visu l’utilisation de la bande de roulement des pneus est identique. Le train avant est assez vif, sensation venant certainement du bras de levier important offert par l’écartement du guidon et dans une moindre mesure de l’absence d’amortisseur de direction. Les suspensions sont bonnes, très stables sur bon revêtement, un peu moins lorsque ça se dégrade, il faut dire que la fourche a été un peu durcie par le proprio qui lui reprochait d’un peu trop plonger .. M’est avis qu’il a eu tort !! Le rayon de braquage est du type même « Ducati » … plus mauvais il n’y a guère.. vous me direz, on s’y fait !! .

La garde au sol est bonne on arrive pourtant sans se cracher trop dans les pognes à faire toucher la béquille à gauche et le tube de l’échappement à droite malgré que les Termignonis en position basse améliorent l’espace à gagner par rapport aux silencieux d’origine. Toutefois, après deux cent bornes en Cévennes je peux vous assurer qu’il ne restait plus un seul picot sur les pantoufles de notre ami .. et que j’avais laissé sur le tarmac cévenol une bonne partie de la semelle de mes bottines !!

Même si le frein moteur est plus que suffisant pour ralentir dans 60% des situations ils faut bien de temps en temps user des leviers .. à l’arrière c’est assez efficace en sachant bien que vous découvrirez rapidement qu’il est impossible de freiner de l’arrière dans les courbes à droite vu la position bien trop basse des repose-pieds. L’avant c’est du démentiel, je ne sais pas ce qu’il avait mis comme plaquette le pote Alan mais là, c’est de l’incitation au stoppie en permanence. Si on appuie trop fort, on a même l’impression que la roue se bloque et c’est bien la première fois que j’arrive à en oublier complètement que sur une brelle il y a un disque à l’arrière. Attention quand même à ce genre de machin par temps humide ou sur le moindre revêtement un tant soi peu glissant !!

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Les petits plus …

Le catalogue des options est pléthorique. Sur celle là on avait droit à un double sortie Termignoni carbone qui allait directement vous faire passer par la case fourrière si vous aviez le malheur de mettre une roue dans une bourgade de plus de 5000 habitants et le carter d’embrayage avait été ajouré de façon à avoir bien présent le bruit si caractéristique des Ducati … - "Mais non, monsieur, ma moto n’est pas en panne et ne va pas tomber en morceaux !"

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Entretien

C’est vraiment là que le bât blesse et si vous n’avez pas un larfeuille copieusement garni, va vraiment falloir que vous oubliiez le mythe. La Ducat cela se mérite, c’est du fragile et cela doit être bichonné.

Dis donc, Alan, l’entretien cela revient si cher que ça ?

-" Ben, euh, ouais, il faut s’attendre à souffrir... Les révisions normales sont tous les 10000 km ou tous les ans, mais je ne conseillerai que trop de faire aussi des révisions intermédiaires tous les 5000. En effet, avec les vibrations, c’est un peu comme chez les voisins de l’autre coté de l’Atlantique .. plein de choses se dévissent : sur le moteur on va voir apparaître des fuites d’huile qui font crade mais ailleurs c’est un peu la surprise .. On peut perdre le dosseret de selle, se retrouver avec un étrier de frein qui se la joue balade, des durits de refroidissement qui se mettent à pisser .. enfin tout ce qui est vissé en fait a vraiment besoin d’être vérifié régulièrement .. C’est même poilant j’ai vu des trucs se dévisser sans que la brelle ne bouge du garage …"

En fait il n’y a rien de dramatique pour peu qu’on le sache et que l’on y prête attention.

Les révisions, elles, sont hors de prix car elles entrainent bon nombre d’heures de main d’œuvre et pas mal de consommables (courroies de distribution, réglage des soupapes desmodromiques, nettoyage de l’embrayage … etc ). Et le pire c’est que tout le monde ne sait pas le faire, il faut bien souvent passer par la case concess, et là bonjour la note !! Le pire c’est que cette moto a impérativement besoin d’un entretien suivi pour espérer une certaine longévité.

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Vous comprendrez que cela est largement à prendre en considération lors de l’achat, même d’occasion et même à un prix défiant toute concurrence .. la messe est dite !!

En dehors du plaisir inhérent, un point qui touche lui aussi au portefeuille, et qui, lui, est vraiment positif c’est la consommation, c’est un vrai oiseau ce machin. Elle consomme extrêmement peu, environ 5l en conduite cool et pas tout à fait 6 si on lui en met plein les trous de nez !! Le passage en réserve se fait entre 220 et 240 km en conduite enroulée, de ce fait l’autonomie réelle est d’un peu plus de 270 km.

Pour peu que les fuites soient détectées à temps la moto ne consommera pas plus d’un petit verre d’huile au 1000.

Le top c’est quand même l’embrayage à sec, un poil glissant au démarrage dans la plupart des cas car il sera rendu ainsi par la poussière qu’il produit en s’usant. Pour favoriser une meilleure accroche l’option carter d’embrayage ajouré est vraiment indispensable, la poussière pouvant s’en aller .. Vous me direz il va falloir l’accompagner de l’option Karcher car cela va, à chaque sortie, largement dégueulasser la moto.

Bilan des courses …

Cette moto a vraiment tendance à envoûter celui qui la pilote. Cela fait juste une semaine que je l’ai essayée et lorsque je me concentre j’entends encore le grondement des Termignonis, je sens encore le battement des pistons et j’ai toujours dans la tête la brutalité à la remise des gaz.

C’est quand bien même vrai qu’à Bologne ils savent accommoder autre chose que les spaghettis !!

Bon, allez j’arrête car il n’en faudrait pas beaucoup plus pour que je devienne, du moins de temps en temps et quel qu’en soit le prix … un adepte convaincu !!

Hippo

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Fiche technique

Nom  : DUCATI 916 MONSTER S4

Cadre : Peut être peint en rouge

Type : Bicylindre en L pour ne pas changer

Empattement, Chasse  : Courte et penchée

Distribution  : 2 courroies en or

Suspension avant  : Dure

Suspension arrière  : Elle m’a quitté !!

Cylindrée : 916 cm3 ... peut faire mieux

Puissance : Encore trop

Frein avant  : Démentiel

Frein arrière : Existe, quand on le trouve

Alimentation  : Pâtes matin et soir

Pneus  : Qui s’usent vite

Lubrification : Humide

Hauteur de selle  : Les italiens ne sont pas grands

Embrayage  : Qui pourrit la peinture

Réservoir : 28 euros

Vitesse max  : Impossible

Poids avec les pleins  : Deux quintaux

Transmission secondaire : Chaine, chaine, chaine ..

Prix  : Cher avant, pendant et après.



Commentaires

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jeudi 11 août 2016 à 14h57 - par  Johran

Bonjour, bonjour ! Vous avez l’air de vous y connaître, vous ne parleriez pas comme ça sinon ce serai absurde...
Je suis là pour vous demander si vous connaissez un modèle Ducat qui tient là route, souplesse moteur, couple, puissance et entretien (qui ne va pas trop dans l’excès au niveaux de prix des pièces ou avec une mécanique accessible) et des suspension de qualités (AV et AR) et adaptée pour grandes tailles (je mesure 1m95 mais je demande pas n trail non plus haha)
PS : Existe t-il des Ducat avec cardan ??
J’ai pour projet d’en remonter une en cafe racer (ou pas si le modèle d’origine me plaît) sur laquelle je pourrais faire de la route sans trop être cassé avec bcp de bornes.
Merci d’avance !
Me répondre par e-mail svp : johran.chabant chez hotmail.com

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dimanche 20 mars 2016 à 12h48 - par  repsol2005

geronomi , le prix des entretiens ducati n’est pas usurpé , les prix des piéces sont élevée et la mains d’œuvre ; pour ce qui est de la fiabilité ce que tu dit genre 3 régulateurs, démareur qui colle, etc je n’ai jamais eu ce genre de soucis sur aucunes de mes motos ( yamahard400 2temps, gpz900 de 88, cbr 600, cbr 1000 rr , et derniérement ktm 690 duke) à savoir que je suis de belgique , que je roule une grosse partie de l’année , même sous la drache et carrément une fois en sportive sous la neige....donc pas des moto qui dorment dans une garage et sortent 3x par an

mon mécano est une personalité connue dans le milieu , et posséde une 888, 916 , 1198sp en plus de ses rs250, rdlc350 ,des vrai moto de course et même une aunthentique yama 500 de gp ! autant te dire q’uil touche sa bille et ma carrémént fais comprendre d’oublier ducati si pas portefeuille bien remplis alors qu’un cbr1000 n’est déjà pas une moto peu chére entretient ... ou alors pour la sortir 3fois par an

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mardi 22 septembre 2015 à 17h36 - par  Guillaume

Merci Géronimo pour votre commentaire, cela m’a (un peu) rassuré !
Au fur et à mesure que je lisais l’article d’Hippolyte, je me décomposais...
En effet, je suis motivé pour acquérir une 916 monstrer s4 d’occasion.
J’espère que mon expérience en Ducati sera au moins aussi bonne que la votre !

Bonne route !

Guillaume

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samedi 1er août 2015 à 00h31 - par  Geronimo

Bonjour,
J’ai 45 ans, 27 ans de moto, dont 22 en Ducati (ben oui, j’ai pas attendu que ça soit à la mode) et 100 000 km.
J’ai eu une 500 Sport Desmo, une 900 SS carbus, une ST2, et aujourd’ui une 1100 Multistrada.
J’ai également eu 2 Honda et une Buell.
Bref, si je commence par mon pedigrée, c’est pour vous dire que les Ducat, je connais plutôt bien ça.
Et à la lecture de ce texte ... je tombe sur le c-l devans autant de clichés d’un autre temps ! ... et ne peut m’empêcher d’ecrire ce qui suit :
« Les boulons se devissent, ..., des fuites d’huile, ..., les revisions préconisées tout les 5000, ..., » et quoi d’autre ?
Ha oui, le fin du fin ... « les Ducati perdent la moitié de leur valeur la premiere année » !!!
Haaaarrrgg ! M---e je viens de me faire pipi dessus, tellement je me gausse !
AU-CU-NE, vous m’entendez, AUCUNE des 9 machines avec lesquelles mes potes et moi même avons fait presque 200 000 km n’a connu aucun des problemes que vous citez !
Attention, je ne dis pas qu’elles sont parfaites. J’ai bien dû passer 3 régulateurs et une vingtaines de fusibles sur le 900. Le démarreur de la ST2 restait collé 1 fois sur 3, et le tableau de bord de la Multi est un vrai sapin de noel dès qu’il pleut !
Mais jamais aucune fuite d’huile, l’entretien c’est tout les 2 ans, 10000 km pour la vidange et pour ma part, dans les periodes ou je roulais peu, c’était en même temps que les courroies, c’est à dire tout les 3 ans (je défie quiconque de me trouver quelqu’un qui a cassé une courroie en faisant comme ça !).
De plus, on ne ressere jamais aucun boulon ... ni ne perdons aucune pièce (c’est de la pure légende urbaine).
En revanche, la chauffe c’est 30 km mini, l’hiver ça demarre 1 fois tout les 15 jours mini, même sans sortir du garage, etc ...).
Quand à la valeur vénale, pour l’exemple, j’ai vendu mon 900 le prix exact que je l’avais payé 7 ans et 40000 km pkus tôt ! (Véridique, sur la tête de mes gosses).
Bref, pour conclure, je pense que :
- la machine dont vous parlez a été probablement, si ce n’est matraquée du moins mal menée (temps de chauffe, etc ...), ou au moins est une machine à problèmes (dans je jargon on appelle ça un pot de pue).
- qu’elle n’est pas représentative DES Ducati en général.
- que n’y connaissez pas grand chose (en Ducati).
- que vos propos laisses malheureusement penser (à ceux, nombreux, qui n’y connaissent rien non plus) que ce cas illustre une généralité.
- qu’il est regrettable que vous ne disposiez pas de sources d’information de meilleure qualité pour étayer votre argumentaire et compenser votre méconnaissance du sujet.

A oui, dernier détail, mes motos ont toutes été achetées d’occasion, revendues de la même façon, et n’ont JA-MAIS mis les pieds chez Ducati.
Les petits mécanos pationnés et compétents sont connus ... dans le milieu des (vrais) Ducatistes !

Bien cordialement,
G.

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