Essai rétro, premier pas chez les Huns : La BMW F650 GS modèle 2000.

dimanche 9 décembre 2012
par  Hippolyte Duhameau
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Lâchement abandonné à pied en plein centre de Montpellier avec charge de faire les courses notre ami Hippo est allé emprunter une BM ... mais pas celle que l’on croit !!

Stoppé par un feu rouge au guidon de la F650GS, je remarque que le passager de la grosse berline BM à ma gauche jauge la petite GS comme si elle était une possible conquête dans un club enfumé, puis, se tournant vers le conducteur, lance un sonore « Sympa la brelle ».

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Pour le vieux motard que je suis c’est toujours bien de de plaire aux caisseux, il faut dire que nous avions en commun l’hélice teutonne et même si leur "4 roues" était fabriquée à Munich et ma modeste 650 du coté de Berlin, cela crée des liens !!

S’ils savaient que la moto que je drivait avait plus de 12 ans !!! Il faut dire qu’elle avait été parfaitement entretenue par notre ami Michel et qu’elle semblait tout droit sortie de chaine !!

C’est en effet en 2000 que BM a sorti ce F650GS qui depuis a eu à un joli succès. Successeur de la Funduro motorisée par le même groupe monocylindre de provenance Rotax qui avait essentiellement séduit la jeune clientèle et qui avait eu plus de réussite en occasion que neuve car sa cote avait fondu comme neige au soleil, le GS millésime 2000 bénéficiait de l’injection, d’une suspension de meilleure qualité et de tout un tas d’options qui allaient faire rentrer le petit monocylindre dans la catégorie des brelles capables de vous emmener au boulot le matin comme de vous faire faire une balade jusqu’au bout du monde !!

Mais quelle est donc cette machine ?

Dès 1993 Rotax a fourni bon nombre de berlingues aux constructeurs qui avaient la flemme de se pencher sur le problème de la motorisation c’est ainsi que BM, se rendant compte que la présence d’un mono dans la gamme n’allait pas lui nuire et au contraire faciliter l’entrée dans la famille de personnes dont le compte en banque était en début d’évolution, en fit l’acquisition.

En entrée de gamme, pour un usage journalier, comme une machine facile à vivre et polyvalente, le F650 GS nous la jouait « bienvenue au club » !!

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Un peu plus haute que l’ancien modèle la moto bénéficiait toutefois d’un centre de gravité rabaissé grâce au réservoir d’essence placé sous la selle et dont l’orifice de remplissage se trouvait sur le coté.

Que ce soit en version route ou en version « Dakar » cette machine avait une allure unique, une finition impeccable et un potentiel de vieillissement qui était certain.

Dès l’achat le catalogue d’option était bien complet et pour peu que vous ayez fait quelques emplettes le prix allait s’avérer un peu plus élevé que les autres machines de la catégorie certes, mais tout de même raisonnable pour n’oublions pas … une BMW.

La moto de Michel était vraiment bien équipée : poignées chauffantes, selle rabaissée à 790mm, la selle standard faisant 820mm, béquille centrale, valises rigides, protège-moteur, protège-mains, pare-brise haut et le silencieux Akrapovic qui allait bien, elle avait vraiment tout d’une grande !!

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C’est en ville, que la F650GS, suffisamment agile et vive pour se faufiler partout fait apprécier son faible empattement et sa légèreté. Assis droit, donc la tête haute, on possède un bon champ de vision, et le guidon, bien positionné, permet de fléchir les coudes, juste ce qu’il faut pour éviter toute fatigue. La fourche et le combiné ressort-amortisseur central passent le test des cahots, trous béants et autres périls des rues montpellièraines avec les honneurs.

De temps en temps le bec de canard fait entendre quelques vibrations lors des pires secousses, mais sinon, rien à redire des composantes et leur assemblage. Le pare-brise haut, qui garde les turbulences en périphérie, protège superbement bien et ne nuit absolument pas à la visibilité.

Après une paire d’heures à tourner en rond en ville et à se faire quelques embouteillages dus à ces maudites lignes de tram j’en déduisait de l’expérience que même dans d’inextricables bouchons la F650GS se meut avec grâce et bonne volonté, pour peu que l’on s’astreigne à ne pas trop descendre sous les 2500 tours/minute et que l’on avance en douceur, en jouant sur un couple qui était tout de même légèrement présent.

Au bout d’un moment, les courses étant faites et les valises pleines de bricoles diverses, période des soldes oblige, il était temps pour moi de prendre la clé des champs pour, par les petites routes du contrefort cévenol regagner mes pénates !!

C’est dans cet environnement que cette petite BMW révèle un second aspect de sa personnalité et pas le plus désagréable. Évidemment, il faut aimer musarder, prendre son temps, regarder le paysage, et ne pas s’astreindre à un quelconque agenda ni assimiler la balade à un concours de vitesse. Toutefois ce petit outil se révèle fort agréable et d’une redoutable agilité.

Il y a bien quelques petits irritants qui finissent par se montrer le bout du nez, comme le confort de la selle qui se laisse désirer après un certain temps, et une certaine paresse de la boîte au moment des rétrogradages qui m’a laissé une paire de fois dans un vide séquentiel plutôt oppressant mais pour le reste rien à redire.

Je suis bien arrivé à la maison avec mes valises et mon top case bien pleins, largement au dessus des limites imposées par l’étiquetage et sans que cela ne nuise en aucune façon à la facilité de conduite de la moto. J’ai fais un petit test de conso et je me suis aperçu que je n’avais même pas bouffé 4 litres pour effectuer à allure soutenue un peu plus de 100 kilomètres dont un bon quart en ville.

Le lendemain je l’ai ramené au collègue Michel sans verser une larme ni éprouver un regret intensif mais en ayant remarqué que cette petite moto avait révélé suffisamment de puissance et de souplesse pour affronter avec aplomb des parcours de toutes distances. Michel me confirma qu’elle était capable de s’acclimater tant à l’autoroute qu’aux chemins de graviers et qu’amputées des valises il lui avait même été possible de s’aventurer sur des petits sentiers de terre battue révélant ainsi une sacré polyvalence. On peut donc en conclure que pour une première moto ou pour une moto de ville en usage quotidien c’est un bon choix et une bonne occasion de mettre un premier pas chez BM

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Pour un modèle de millésime 2000 à 2003 comptez aux alentours de 3000 euros pour une moto qui bien souvent n’aura guère plus de 30000 kilomètres et sera très bien équipée … attention ensuite la cote explose avec le modèle 2008 qui est équipée du bicylindre de 800cc en lieu et place du mono 650.

Hippo.



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