Via-raid 04 : Le vol des cigognes

mardi 10 août 2010
par  Guido
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La seconde édition du via-raid est tout aussi romanesque et policière que le roman de Jean-Christophe Grangé.

Mais pourquoi ai-je doublé dans ce hameau en franchissant la ligne continue ? Sûrement, à cause de l’harassant bourdonnement de la chaleur et de la courtoise invitation de l’automobiliste qui s’était décalé sur la droite de la chaussée. Spectateurs de ma lente agonie, cette manœuvre hasardeuse n’a pas échappé à la patrouille à l’affût au sommet de la côte. Pris en tenailles sitôt la dernière maison dépassée, j’ai exécuté les commandements des motards sans réfléchir. C’est donc sur des zébras que les présentations ont débuté. J’ai alors rassemblé tout ce qu’il me restait d’espagnol scolaire pour tordre un joli laïus à l’intention des policiers : « No hablo espagnol correctamente pero la linea continua est de mi responsabilidad  ». Pas facile de lire les pensées de mon interlocuteur à travers la visière opaque de son casque. Droit dans ses bottes luisantes, il s’exprime lentement pour connaître notre itinéraire. En pèlerin contrit, je lui présente la carte de notre périple. Le représentant de la loi garde le silence. Puis, voilà que le martial gaillard teste ma culture motocycliste ! Amis lecteurs, sachez qu’il se tient une concentration de motards chaque hiver à Valladolid. Son nom : « les pingouins ». Il est clair que dans mon top 10 des patrouilles motocyclistes européennes, je placerais celle de Castille bien avant celle de Limoux.

Arrivés à Valladolid, nous avons choisi de passer la nuit en terre française, histoire de se rasséréner. Que c’est bon d’établir son campement à côté du supermarché Carrefour, bien en face de l’usine Michelin ! A la tombée de la nuit, quand la rumeur de la ville enfle et devient entêtante, il suffit de lever les yeux au ciel pour échapper à la conversation des hommes. Le crépuscule est alors sillonné par les silhouettes longilignes des cigognes. Leurs trajectoires les mènent de toit en clocher. Posées sur les pilastres des églises , les volatiles deviennent d’élégantes gargouilles élancées, gardiennes nocturnes de la cité du Duero.

Sans savoir quel bouquin de Grangé nous concocte la journée de demain, je choisis par défaut Le concile de pierre, laissant Les rivières pourpres (produit retardant des Canadairs ?) et Le pacte des loups (entente à 1,45 € /litre des pompistes portugais ?) à d’autres voyageurs.

Guido du Bourdon nippon.



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