Du rabiot de pâtes

dimanche 26 septembre 2010
par  Guido
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Ce dimanche, le circuit d’Imola accueillait l’avant-dernière course du championnat Superbike 2010, une course pas comme les autres car la moto est aussi sacrée que la cuisine de mama de l’autre côté du Monte blanco. Les pilotes comme les constructeurs transalpins en ont profité pour faire la tournée des grands-ducs.

C’est d’abord Michele Pirro qui a cueilli les lauriers de la victoire après que Eugene Laverty a cueilli la roue arrière de Kenan Sofuoglu dans le dernier virage. Le temps que les deux adversaires remontent en selle, le coéquipier du Turc franchissait la ligne en vainqueur devant son public. Malgré cette galipette, Sofuoglu conserve la tête de la compétition 600 Supersport avec 16 points d’avance sur Laverty, tacleur irlandais du jour.

En catégorie Superbike, la festa nazionale s’est poursuivie. Lors de la première manche, l’Anglais Tom Sykes, poleman inattendu, prenait la tête de la course avant d’être dépassé par les ténors de la catégorie qui se bousculaient au portillon. Cette précipitation fiévreuse a d’ailleurs conduit Max Biaggi et Leon Haslam dans le bac à graviers pour une séance improvisée de relaxation collective.

Si le pilote Aprilia y laissait son énergie ; son dauphin britannique retrouvait instantanément les avants-postes en alignant les tours rapides. Le pilote Suzuki a alors disputé la victoire à Carlos Checa. Le duel au sommet s’est terminé par un freinage osé qui s’est achevé en glissade incontrôlable dans l’avant-dernier virage. Débarrassé de son rival, Carlos Checa, seulement 9e au départ, passait le premier la ligne d’arrivée devant Lanzi et Haga. Revenu une seconde fois du fin fond de la mare aux graviers, Haslam prenait la cinquième place derrière le Tchèque Smrz.

Exclus de ce premier podium 100% Ducati, Biaggi et Haslam se faisaient fort d’en découdre pour le titre mondial en seconde manche. Mais, à nouveau, Carlos Checa impulsait un rythme surnaturel dès l’entame de course. Derrière, Tom Sykes tirait le meilleur de sa Kawasaki afin de contenir la meute italienne conduite par Biaggi et Fabrizio. C’était sans compter sur le coup de théâtre du 11e tour.

Au sein du peloton de tête, le moteur de la GSXR de Leon Haslam explosait. Le pilote anglais voyait alors ses chances d’être couronné s’évaporer dans une fumerole d’huile bouillie. Panneauté, Biaggi rendait la main pour laisser Haga et Crutchlow s’emparer des places d’honneur derrière Checa. La Ducati privée de l’Espagnol a, cette fois, tenu la distance. Les pannes survenues lors deux manches américaines de mai dernier sont désormais oubliées.

Ainsi, Max Biaggi devient le premier pilote italien à remporter le titre mondial en Superbike. Le pirate romain triomphe au guidon d’une machine de la marque qu’il avait fait gagner à trois reprises en catégorie 250cc à partir de 1994.

Pirro, Biaggi, Ducati et Aprilia. Ce dimanche à Imola, c’était antipasti, pizza, tiramisu e chianti per tutti ! La dernière épreuve de l’année se courra dimanche prochain à Magny-cours. Nous verrons alors ce que vaut la cuisine nivernaise...

Guido du Bourdon nippon.



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Biaggi, champion du monde <span class="caps Checa, vainqueur des deux manches <span (...)

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