Gran Premio d’Italia 2013 ou MétéorGP

mardi 4 juin 2013
par  Guido
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Avec cette météo pourrie, il n’y avait qu’une solution : gagner le Sud ! Et quoi de plus agréable que de passer les Alpes pour aller voir ce qui se tramait au Mugello le week-end dernier.

Le Mugello est le temple toscan de la vitesse. Pour les lents du Delco, la Toscane est la région environnant Florence, celle qui a vu naître Leonardo di Vinci et Lorenzo de Medici. Cette terre de Renaissance est dominée par des cimes verdoyantes : les monts du Mugello. Là-haut, on aiguise des couteaux mais aussi des sliders. Depuis 1991, le tracé vallonné, propriété de Ferrari, est inscrit au calendrier du championnat de vitesse.

Mugello, Italie... Rossi. Je m’étais fait un devoir d’admirer au moins une fois le style du Dottore au guidon de sa M1 à domicile. J’ai mal choisi l’année puisqu’il s’est bourré avant le troisième virage. Bautista l’a sans doute privé d’une occasion de briller à nouveau. Qu’importe ! Son coéquipier Lorenzo a assuré le spectacle et ceci dès les essais. Il faut dire que son titre de champion du monde est contesté par ses compatriotes, Pedrosa et Marquez, depuis le début de la saison. Après quatre courses, il était troisième derrière le débutant de la bande, Marc Marquez.

Notez que ce gamin n’a manifesté aucune déférence à l’égard du numéro 1 à qui il a donné un coup de carénage dans le dernier virage de l’épreuve à Jerez, celui qui a été rebaptisé en son nom. Marquez doublant Lorenzo dans le virage Lorenzo, sûr que ça la fiche mal... Jorge s’est d’abord plaint des mauvaises manières du gosse avant de la jouer fair-play en grand frère. En réalité, le boss 2012 a rongé son frein pendant deux semaines. Sa colère froide a détonné en Italie. Car à peine entamés les essais, voilà que Sa Seigneurie a sorti l’artillerie, dans la gamme dissuasion atomique. On l’a vu enchaîner les temps canon jusqu’à égaler le record de la piste détenu par Pedrosa. Ce dernier s’est fait fort de reprendre son dû à la fin de la der des ders. Ca a dû agacer le #99.

Bousculé à Jerez, souffleté en qualif’, Lorenzo a fouetté ses canassons comme jamais dès l’extinction des feux. Et bien qu’arrivé derrière le poleman à l’entrée de San Donato, il est passé en tête en appliquant la méthode Marquez : le contact. Pan dans le flanc de Pedrosa qui avait trop élargi sa trajectoire ! Ensuite, le pilote Yamaha a fait la démonstration de son immense talent. A la façon d’un métronome couplé à un rasoir, le tout monté sur un réacteur, il a aligné les tours rapides comme ma caissière scanne les boîtes de Ronron. A près de 350 km/h en bout de ligne droite, c’est devenu rapidement indécent. Jorge Ier a expédié la concurrence au local poubelles. Toutefois, Pedrosa a conforté son leadership en empochant les vingt pions du dauphin. Le Joker Honda mène la compétition avec 12 points d’avance sur le Majorquin. Cal Crutchlow (Yamaha Tech3) est monté sur la dernière marche du podium en raison de la chute de Marquez qui a plongé pour le seconde fois du week-end dans le bac à graviers.

Notre unique représentant national, Randy de Puniet, a terminé en 11e position. Il est donc resté sur ses roues. L’humiliant plat-ventre sarthois est ainsi oublié. Randy a laissé le soin de remporter la coupe en catégorie CRT à son coéquipier, Alex Espargaro. L’Espagnol occupe la dixième place du championnat.

En Moto3, seul Alexis Masbou est rentré dans les points (12e position). Alan Techer, encore secoué par sa cabriole de Jerez, a terminé 20e. Le jeune sudiste a bien entamé sa course avant de lentement rétrograder. En Moto2, si Rossi et Di Meglio se sont retrouvés en queue de peloton, Yohann Zarco est parvenu à conserver sa troisième place derrière Redding décidément riveté à la tête du classement et Terrol qui s’est définitivement adapté à la catégorie après une année 2012 en demi-teinte.

Guido du Bourdon nippon (www)



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