Cayenne – Santarem

jeudi 17 janvier 2013
par  Maxime BARAT
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Il est midi passé, je n’ai toujours pas mangé, je n’arrive pas à tout faire rentrer dans mes caisses mais qu’importe aujourd’hui je prends la route. Après avoir dit au revoir à mes couchsurfers préférés je pars direction le Brésil. Le premier jour, je la joue ultra cool, histoire d’apprendre à me servir des caméras

, je m’arrête après 70 km environ dans un carbet super sympa. Un carbet , c’est une sorte de cabane où le toit repose sur 4 piquets. On peut venir y fixer son hamac et y passer la nuit, certains sont à la disposition de tous et d’autres sont payants puisqu’ils proposent les mêmes services qu’un camping : douche, électricité, restauration.

 

Le premier soir j’ai dormi au Blues Road tenu par un couple de motard qui a même ramené leur harley lorsqu’ils sont venus s’installer dans la forêt.

Le lendemain je vais à Oyapoque, la première ville du Brésil. Le temps de trouver une pirogue et d’arriver en ville il est déjà 13h,

 je vais faire tamponner mon passeport et me rends à la recette fédérale pour déclarer la moto. Mais c’est fermé depuis plus d’une heure et malheureusement pour moi ils font le pont le 24 et le 25. Je suis bloqué jusqu’au 26 décembre, les boules !

Oyapoque se développe sur la proximité de la frontière guyanaise. Il y a pas mal de commerce, de trafics en tout genre et d’orpaillage.

On trouve pas moins de 12 comptoirs d’or dans cette petite ville, sachant que le Brésil n’exploite pas ses réserves, à votre avis il vient d’où ;)

A côté de cela, la ville a un certain charme avec son marché au poisson où on peut manger sur place, son port de pêche puis la vue sur le fleuve Oyapok.

Sur place je rencontre Edouard, un martiniquais passionné de motos. Forcément quand je lui explique mon périple ça le fait rêver. La moto rapproche vraiment les gens. Moi qui m’attendais à passer Noel tout seul je suis invité à rester pour le réveillon. C’est marrant le voyage est plein d’imprévu et les situations se débloquent toujours.

Le 25 on a été se faire une petite balade en moto direction le pont. Oui un pont existe entre la Guyane Française et le Brésil mais il n’est pas fini côté brésilien et est pour l’instant fermé, je n’ai pas embarqué sur une pirogue pour le fun il y a quelques jours. Un véritable trait d’union entre l’Europe et l’Amérique du Sud !

Le 26, comme prévu, je passe à la recette fédérale où j’ai bien passé 1h pour faire remplir un formulaire de 3 lignes. 150 km de piste m’attendent au beau milieu de la forêt.

Sur cette portion j’emprunte de petits ponts en bois avant que l’asphalte ne reprenne le dessus. C’est dingue que ces quelques planches supportent le poids des camions. Puis je reprends la route de Macapa en faisant quelques haltes sympas comme à Ferreiro Gomes et sur les pistes perpendiculaires qui s’enfoncent dans la forêt et s’arrêtent subitement même après plus de 100 km. C’est vraiment destabilisant surtout après être allé en Mongolie où l’on peu circuler sur les steppes sans aucun obstacle.

A Macapa, je me rends directement au port pour me renseigner sur les bateaux qui partent pour Santarem. Les tarifs sont élevés, les bateaux pourris : c’est le Brésil !

Heureusement je tombe sur Junior qui parle français. Il m’annonce 450 reals soit plus de 200 euros. Je discute un peu le prix, il baisse jusqu’à 320 reals pour la moto et mo, ça reste trop cher même si c’est déjà un super prix. Je fais mine d’aller manger pour réfléchir au prix et il m’annonce un dernier prix à 270 reals. Je lui dis alors que j’ai prévu 200 reals pour la traversée mais que je peux lui faire un peu de pub sur mon site en échange d’un bon prix. Le marché est conclu pour 220 reals ! (environ 100 euros)au lieu de 450 pour une croisière sur l’amazone. Si vous voulez prendre un bateau à Macapa allez le voir et dites lui que vous venez de ma part, il fera un geste.


Je vous laisse admirer le paquebot qui a remonté 40h durant l’Amazone avec seulement une panne moteur. Le premier niveau pour la marchandise et les deux au dessus pour les hamacs : un vrai panier de crabe.

J’en profite pour prendre des infos en parlant avec les brésiliens car je ne sais toujours pas où passer le nouvel an et où dormir les prochains jours. Mais là tout le monde est unanime : il y a un petit village dans les environs de Santarem qui, parait il est paradisiaque. En attendant je profite de l’Amazone, c’est immense et magique. J’ai même vu des dauphins gris et des dauphins roses. Incroyable !

Après avoir débarqué j’ai été vérifié tout ça et vous savez quoi ? Ils avaient raison. Mais ça, ce sera pour la semaine prochaine.

 

En attendant bonne année 2013 ;)

 


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