Essai hommage à nos amis voyageurs ... La KTM 990 Adventure

jeudi 18 novembre 2010
par  Hervé
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Un large clin d’œil à Loic et Aurel qui sont en train de faire le tour du monde chacun sur une KTM Adventure et dont vous pouvez suivre les périples sur le site : http://ride-the-world.net/

N’hésitez pas, passez à l’orange !!

Nous avions profité de la seconde balade des 100 cols : un périple de 2500 bornes à travers la France, empruntant des routes qui vous offrent 8 virages au 100 m et tout juste assez larges pour laisser passer le tracteur du père Jules, afin de tester le vaisseau amiral de la firme de Mattighofen.
Ce fut le début d’une bonne idylle avec la valse de Vienne car u bout d’une dizaine de jours de complicité avec l’Autrichienne nous avions sacrément envie de nous laisser pousser les nattes et de prendre des cours de tyrolienne.

Contrairement à beaucoup de machines que j’ai eu l’occasion d’essayer et ensuite de commenter, je ne commencerai pas le compte rendu par le traditionnel : « en enfourchant la belle … ». Cette moto est étrange, à la limite atypique, elle ne peut pas laisser indifférent, et ceci se révèlera exact tout au long de notre périple au fur et à mesure des commentaires des personnes rencontrées. Est-ce du à la couleur, au design où tout simplement à ce je ne sais quoi qui émane de la machine on est forcément obligé de regarder l’Adventure avec une certaine curiosité. La force tranquille qui respire de ce gros trail contraste terriblement avec la roue avant de 21’ tout droit issue de la gamme enduro de la marque et de son pneu de 90 qui a des allures de roue de 125. Est ce l’effet de cela, car même si la moto semble imposante et haut perchée elle dégage comme une impression de légèreté qui invite à venir jouer avec elle. Pour les besoins du raid elle avait été équipée des deux valises façon container qui n’arrivaient même pas à la défigurer. C’est bien la première fois que je rencontrais un engin dont l’esthétique me semblait être vraiment la partie négligeable de la chose. On frisait l’Almodovar .. La dame n’avait pas un physique facile mais à savoir si elle allait s’avérer une bonne gagneuse ?

Après les quelques conseils d’usage dispensés par l’équipe de KTM voici venu le temps de faire connaissance. D’entrée de jeu … j’ai calé !! A ma défense je fus légèrement surpris par un embrayage qui m’a de suite fit comprendre que je n’étais pas là en terrain conquis. J’avais cherché une seconde le minuscule sélecteur et l’Autrichienne m’a de suite fait comprendre que l’hésitation n’allait pas être de mise. Par contre dès les premiers tours de roue, j’ai pigé que si nous avions le bonheur de nous entendre la partie de jambes en l’air allait être mémorable !!

Bien placé au creux d’une selle bien dessinée je me suis senti de suite en terre connue. Fi de la hauteur de la grande majorité des trails routiers souvent peu adaptés aux pilotes mesurant moins d’1 m 75, sur cette Adventure vous poserez facilement les pieds par terre et l’équilibre général de la machine va de suite vous sécuriser. Le centre de gravité, bien aidé en cela par la répartition du carburant dans les deux réservoirs situés de part et d’autre du cadre, est situé idéalement et à aucun moment je ne me suis senti en position scabreuse même lors des manœuvres au ralenti. Un rayon de braquage relativement faible va vous permettre de glisser l’imposante machine dans les moindres espaces et pour peu que vous vous rappeliez que les valises font que la largeur avoisine les 1m10 il est très aisé de se faufiler au creux des embouteillages. Le bicylindre de près d’un cube de cylindrée regorge de couple et il est facile de reprendre à 1500 tours sans que le moteur ne cogne ni profère des jurons. Sur un filet de gaz je me suis extrait de la circulation lyonnaise pour m’engager sur la voie rapide qui allait m’entraîner vers les grands espaces ..

Doc Jekill et son alter égo Hyde …

C’est quand j’ai commencé à tourner la poignée que le caractère sportif inhérent à la marque s’est découvert. L’injection a certes un peu gommé le coté coup de pied aux fesses passé un certain régime mais l’accélération continue et l’impression que la limite n’est qu’un bien lointain objectif ont largement tendance à donner à cet engin un petit coté Edgar Poe !! Calé à 140 sur le grand ruban je me sentais comme chez moi et les vibrations qui me chatouillaient les pieds avaient des allures de « Viens chez moi chéri, il y a du feu !! ». Le large guidon permettait une position adaptée aux nombreux kilomètres que j’allais devoir me farcir et petit à petit je faisais connaissance avec une moto qui semblait tout autant me tester que j’allais devoir la tester moi-même ..

J’avais été surpris par la finesse des leviers et surtout par la petitesse de celui de frein qui permettait de trouver cette préhension deux doigts typique aux machines sportives. L’ABS ( débrayable par une simple pression sur la commande au tableau de bord en cas d’usage off road ) était fort efficace et la suite allait me persuader que pour un usage routier cet accessoire qui me semblait superflu sur une moto frisait l’indispensable .. mais ceci est une autre histoire.

La bulle, qui me semblait pourtant donner à la moto un CX d’armoire normande, permettait de grimper casque entre-ouvert jusqu’à des vitesses qui pourrait conduire directement à la case honnie du Monopoly et la finesse de la selle intégrait parfaitement le pilote dans un carénage qui se révélait fort efficace. Les imposantes valises ne généraient aucun louvoiement et la machine semblait d’entrée taillée pour les longues distances. Le test voies rapides s’était avéré positif, qu’allait-il en être sur l’itinéraire de fou furieux qui nous attendait lors des « 100 cols » ?

Sur le parking de départ on ne pouvait que remarquer ma machine dont la couleur flashy contrastait quelque peu avec celle plus conventionnelles des motos présentes. J’avais chargé les valises en regrettant toutefois de ne pouvoir y intégrer le moindre petit casque jet et en profitant du support fort bien étudié j’avais pu sangler un petit sac boudin sans devoir faire us de moult sandows. Les pneus ( Pirelli Scorpion adaptés à un usage mixte route et TT ) étaient neufs, à savoir si j’allais pouvoir les utiliser sur la plénitude de leurs possibilités. A peine le raid était-il commencé que je me suis vite rendu compte du comportement joueur de la machine. Dès lors mon seul objectif fut d’aller chercher au fond des possibilités de l’engin pour arriver à virer jusqu’à la moindre petite tétine de coulage .. Eh bien croyez-moi, ce ne fut pas facile mais je crois bien y être arrivé !

Les normes de pollution et d’environnement avait fait que le bruit émanant des échappements semblait quelque peu aseptisé mais il suffisait d’aller flirter avec la zone rouge pour que ceux-ci grondent généreusement et fassent comprendre à tous ceux qui me suivaient que le fauve était en train de les lâcher. Les 100 cols ce n’est pas un truc de fillettes, les petites routes bosselées s’enchaînaient et je ne sentais à aucun moment la moindre impression d’insécurité qui émane souvent de cette sorte de moto dès que le terrain s’avère scabreux. Freinage sur l’angle dans un virage qui referme, reprise sur des bosses en sorties de courbe, changement de revêtement surprise, l’ensemble d’amortissement pourtant réglé stock ( origine en WP directement dérivé de la gamme enduro de la marque et réglable en moult positions ) remplissait parfaitement son office et conférait à la machine des allures de tapis volant !! Je fus à jour durant la totalité du raid d’avoir la moindre réaction imprévisible quelle que soit la situation et j’avoue avoir été bluffé par la remarquable stabilité de l’engin en toute circonstance. Le gros trail était agile, sécurisant, confortable, on ne fatiguait point à sa conduite et les possibilités me semblaient bien supérieures à ma capacité de conduite, que demander de plus à une machine conçue pour vous emmener au bout du monde ?

En dix jours de complicité j’ai appris à connaître la dame et à en découvrir les travers cachés .. Rassurez-vous, il y en a quand même quelques uns !!

Si on parlait équipement …

Le tableau de bord ..

Le tableau de bord pêche par quelques manques. Si on apprécie le totalisateur partiel de réserve de carburant qui prend le dessus lorsque l’on arrive en bout de capacité ( 270 km tout de même avant que cela n’arrive et une autonomie après passage en réserve qui dépasse les 70 km ( je n’ai pas osé aller au-delà !!), ce qui assure à la machine une latitude des plus respectable face à la majorité des routières sur le marché !! ) on peut toutefois regretter que les affichages soient aussi petits .. mes vieux yeux auraient bien aimé.

Note en passant : Sur les 3000 km effectués au guidon de l’Adventure j’ai relevé une consommation moyenne de 6,2 litres au 100 en n’amusant pas le terrain, un réel bon point pour ce genre de moto !! Les capacités affichées des réservoirs sont de 11 litres pour chacun dont 4 litres de réserve ce qui pourraient donner une autonomie relative d’un peu plus de 350 km .. J’ai bien failli vérifier !!

Revenons-en au tableau de bord, l’affichage digital du compteur s’avère relativement précis ( 94 compteur pour 90 réels et 135 pour 130 ) mais pour une machine spécifiquement typée tourisme on aurait apprécié une véritable jauge à essence et un indicateur de rapport engagé. Au point de vue pratique vous trouverez 2 trips partiels, le trip de réserve (voir rubrique précédente), l’heure et le kilométrage total. Une jauge digitale intégrée au compteur vous indiquera la température de liquide de refroidissement. Le tachymètre se complète d’une batterie de voyants : passage en réserve ( à remettre à zéro après le plein ) , témoins de feu de route, pression d’huile insuffisante et clignotants. Il est complété par un classique compte-tours à aiguille très visuel.
Accessoirement il est sympa de mettre à disposition directement sur le plateau une prise de courant externe .. mais pourquoi ne pas glisser dans la trousse à outils, au demeurant très complète, une petite prise mâle qui s’avère relativement difficile à trouver sur le marché .. oui je sais cela serait de la gourmandise !!

Les commandes ..

Même si la petitesse du levier de frein ne gêne pas trop la préhension on gagnerait peut être en confort d’utilisation si celui-ci était un poil plus grand, le dosage serait plus aisé. J’ai apprécié le fait que chaque commande possède un réglage par molette mais celui-ci s’avère peu facile à utiliser pour un non averti. Le sélecteur est certes, par sa taille et la partie mobile de sa commande, relativement bien protégé en cas de chute mais un petit centimètre en plus de cette même partie donnerait plus de confort à sa manœuvre. RAS en ce qui concerne la pédale de frein AR qui bien que minuscule tombe parfaitement sous le pied et sur les larges repose pieds équipés de caoutchoucs amovibles qui ne se contentent de vibrer légèrement à 4500 tours que pour vous exprimer la satisfaction du twin au couple !!
Le large guidon Renthal est placé relativement bas ce qui permet une bonne position et facilite la conduite ( pour un pilote qui mesure moins de 1m80 ). Des emplacements libres permettent de fixer facilement un GPS. La clé de contact décalée par rapport à l’axe central de la moto facilite d’ailleurs la fixation de cet accessoire, aujourd’hui quasi indispensable, sur la partie centrale du guidon.

L’équipement ..

La selle est étroite et s’avance largement sur la partie réservoir ce qui permet d’adapter sa position à la condition de conduite. Comme de plus elle s’avère extrêmement confortable tant pour le conducteur que pour le passager les longs trajets au guidon de cette machine ne sont pas une torture annoncée pour les 100 derniers kilomètres. Sous la selle se cache un petit compartiment rangement et la trousse à outils. Sans aller jusqu’à y mettre un U on peut en disposer pour la bombe anti-crevaison et un petit pantalon de pluie.
Les valises carrossées façon panzer division mériteraient non seulement de bénéficier d’un design un peu plus accrocheur mais au moins d’une mini déco qui les rendraient moins moches. Elles s’avèrent toutefois de bonne contenance et surtout extrêmement solides …

La bulle est haute et remarquable d’efficacité.
Le carénage d’un design qui interroge souvent protège bien et s’intègre parfaitement à la ligne de la machine. Je reste toutefois dubitatif en ce qui concerne le temps de main d’œuvre pour effectuer les opérations de maintenance tant le moteur est dissimulé.

Entre les deux réservoirs, KTM a disposé d’un très pratique vide-poches se fermant par une vis à quart de tour. Ce compartiment, qui abrite également la boite à fusibles, permet de stocker les petites affaires comme téléphone portable, porte-monnaie, stylo, carnet, cartes de crédit, etc.…Un seul bémol, il ne ferme pas à clé .. c’est le genre de truc à trois francs six sous qui devrait être corrigé facilement !!

Le sabot de protection a été pensé comme pouvant être d’une quelconque utilité contrairement à certaines autres machines du même type chez la concurrence et offre une excellente protection au carter moteur et à l’équipement électrique.

L’Adventure est pourvue de deux béquilles, une latérale et une centrale. La latérale qui se rabat très bien en s’intégrant bien le long de la moto mériterait d’être un poil moins droite ce qui éviterait au pilote de chercher un emplacement favorable pour se garer en évitant de retrouver l’engin à l’horizontale. La béquille centrale, elle, est parfaitement intégrée à la moto, elle ne gêne absolument pas la garde au sol. Par contre pour accéder à son usage premier soit faciliter les opérations d’entretien de la moto (essentiellement le graissage de la chaîne …) il est indispensable de se trouver une aide pour arriver à hisser la machine … ce qui est un peu dommage. Un léger changement dans le dessin de l’ergot permettant d’appuyer avec le pied complet devrait remédier à cela.

Un réglage de suspension arrière rétractable dans le carénage est situé à porté de main sur la partie droite de la machine, Il est même possible d’effectuer la manipulation en roulant et cela s’avère de suite fort efficace.

Pour finir nous avons constaté que les équipements électriques sont remarquables d’efficacité. En code l’éclairage est des plus convenable et en phare c’est le quasi plein jour. La boite à fusible je le rappelle se situe dans le vide poche et ne nécessite pour intervenir aucun outillage spécifique.

Orange … pressée !!

Vous l’aurez compris j’ai été complètement séduit par cette machine relativement méconnue. Dans la gamme des trails routiers pouvant s’adapter à quelques menus épisodes tout terrain la tendance est à l’abnégation totale de cette éventualité .. de plus en plus ce type de machine évolue vers des routières typées qui sous des allures de baroudeuses seraient totalement incapables de poser ne serait ce qu’une tétine en dehors du routier .. En ce qui me concerne et en fidèle adepte de ce type de moto, je persiste à croire que cette optique est parfaitement négative au point de vue commercial et contribue à la disparition d’un type de machine qui intéresse une clientèle spécifique constituée essentiellement de gros rouleurs. KTM avec son Adventure doit intéresser ce genre de personne car le potentiel de la machine en off-road, même si nous ne l’avons testé que fort brièvement, est vraiment évident. Pour un voyage au long cours qui pourrait quelquefois vous entraîner sur quelques pistes avec passager et bagages, pour peu qu’il n’y ait pas trop de portions trialisantes dans lesquelles le poids de l’engin serait un handicap quasi insurmontable .. on ne peut pas tout avoir .. je suis persuadé que cette moto doit tenir la dragée haute à une concurrente teutonne bien trop souvent prisée. Comme de surcroît la technologie première de la marque est essentiellement axée sur le tout terrain il me semble évident que la robustesse ne doit pas faire défaut en toute circonstance !

Sur le routier cette moto frise le diabolique. En dehors de la tenue de route irréprochable dont nous avons parlé précédemment et du coffre du bicylindre qui va vous permettre des performances que bien des sportives vont vous envier, vous pourrez cruiser allègrement sur le couple et son réel confort vous permettra d’envisager des étapes qui friseraient à la torture sur la grande majorité des autres engins du même type.

Le freinage assisté par ABS est d’un feeling et d’une efficacité sans reproche. Le seul reproche que l’on peut trouver en ce qui concerne l’équipement est le manque certain de disponibilité en ce qui concerne les pneumatiques et surtout la roue de 21 à l’avant. Vous n’aurez en effet pas d’autre éventualité que de monter des pneus mixtes ( un seul équipementier ( Metzeler ) propose en effet un pneu de 21 en profil routier et celui ci n’est pas facilement disponible ) … à savoir si un montage en 19’ ne contrariait pas trop les capacités de la machine ?

Au cours des 3000 km que nous avons effectué au guidon de cette Adventure elle n’a jamais été prise en défaut quelles que soient les conditions atmosphériques et les revêtements plus ou moins scabreux. Sans requérir un niveau de pilotage très élevé cette moto ne s’adresse toutefois pas à un pilote non expérimenté surtout si on veut la pousser dans ses derniers retranchements mais elle a d’incontestables capacités à s’adapter à son conducteur. La machine ne se révèle pas de suite et bizarrement semble avoir besoin de faire connaissance avec celui qui la drivera pour ensuite se révéler avec lui comme une sorte de couple en totale harmonie.

Pour conclure la KTM Adventure m’a persuadé qu’il ne faut pas toujours sacrifier à l’esthétique subjective… De toute façon le charme prévoit souvent sur la beauté facile .. J’ai rendu la moto avec un brin de nostalgie, elle avait été ma complice fidèle pendant une bonne semaine et j’avoue sincèrement que je l’aurais bien adoptée pour quelques bornes de plus … histoire de continuer à passer à l’orange !!

Une bonne gagneuse comme dirait Almodovar !!

Fiche technique :

Moteur : bicylindre en V à 75°, 4 temps, 999 cm3, alésage 101 mm x course 62,4 mm, refroidi par eau, 2 ACT et 4 soupapes/cyl., double arbre à came en tête, injection électronique , boîte 6 vitesses, transmission par chaîne. Double échappement catalysé en acier inox.
Puissance 100 CV (72 kW) à 8 500 tr/min, couple 9,5 daN.m à 6 500 tr/min

Partie cycle  : cadre treillis tubulaire, chrome molybdène, peinture époxy. Fourche inversée diam. 48 mm et mono-amortisseur arrière les deux complètement réglables, équipement WP d’origine, pneus AV 90/90 x 21 - AR 150/70 x 18, freins AV double disques Brembo diam. 300 mm / étriers flottants double pistons - AR disque Brembo diam. 240 mm / étrier 2 pistons. Equipement ABS Brembo.

Gabarit : empattement 1 570 mm, chasse 119 mm / angle 26°6, hauteur de selle 860 mm, réservoir env. 22 litres avec 4 litres de réserve, poids tous pleins faits : environ 230 kg

Performances : vitesse maxi env. 220 km/h, reprend dès 50 km/h en 6ème, conso moy. de l’essai 6.2 l./100 km

Sur le marché : Se trouve en occase à prix très intéressant et faible kilométrage !!

Les points faibles :

Béquilles à revoir.
Équipement à compléter ( jauge à essence, indicateur de rapport )

Les points forts :

Tenue de route
Amortissement
Coffre moteur
Confort
Aptitudes tous chemins.
Consommation.




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