La Sardaigne, terre de motos !!

vendredi 18 mars 2011
par  Hervé
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Vous voulez une destination originale, facile à atteindre à partir de Marseille ( ferry direct ) ou par la Corse ( ferry depuis Bonifacio ), allez donc en Sardaigne.
Le plus grande île de la Méditerranée est un paradis pour les motards.

La Sardaigne, terre de tradition .. et de motos.

Le proverbe qui pourrait le mieux résumer l’ambiance qui règne en Sardaigne est incontestablement celui-ci, il est issu de la culture sarde : « l’étranger d’abord .. même s’il est méchant !! ».

Il y a encore une vingtaine d’années cette terre sauvage peuplée de bergers conservant leurs traditions séculaires n’était connue que des chasseurs à la recherche d’une faune dense et d’une nature encore intacte. Les riches familles du monde entier l’ont peu à peu colonisée et tout une partie de la côte occidentale est désormais dévouée au tourisme, un tourisme de masse qui, de Juin à mi septembre, donne à certains endroits de la plus grande île de la Méditerranée comme des accents de cote d’Azur .. et puis, d’un coup, tout le monde regagne ses pénates et la Sardaigne redevient ce qu’elle a toujours été, une île façonnée par les vents, la mer et la végétation, qui cache des richesses naturelles, artistiques et historiques, une île que les spécialistes qualifient souvent de petit continent étant donné la diversité des paysages traversés, une terre rude et belle à la fois ou les gens sont très gentils sous un aspect ombrageux qui cache souvent leur timidité.

Même si les côtes merveilleuses sont immanquables c’est à l’intérieur de l’île que l’on va retrouver l’essentiel du patrimoine culturel. Les murales d’Orgosolo, les nuraghes de Barumini, les couteaux de Panatta, les bonbons de Dorgali .. tout cela et bien d’autres choses encore font que le voyage en Sardaigne est une véritable bain dans ce berceau culturel qu’est la Méditerranée.
Ne loupez pas la visite de l’artisan qui va vous parler de ses couteaux pendant des heures cela va vous faire comprendre le bonheur du travail bien fait.
Perdez vous dans ce village aux murs peints par des artistes, un village qui porte le message du monde, un endroit rare ou l’actualité se mêle à la contestation, ou le règlement de compte se fait par murs interposés, ou le bonheur se lit sur la muraille ou la couleur porte le message.
Découvrez les mets traditionnels au gré des estaminets perdus, buvez ce vin un peu âcre ou un peu pétillant qui vous donne le cœur au ventre et qui vous fait mieux comprendre la langue au fur et à mesure des verres, mangez ce poisson grillé chez le Corsaire noir et vous saurez ce que c’est qu’un vrai repas pour des amis.

La Sardaigne c’est une sorte de melting-pot entre la Corse, la Provence , la Catalogne et même le Maroc .. Un amalgame de ces pays de rêve que l’on va retrouver au fur et à mesure du passage des cols. On ne peut pas parler de vraies montagnes mais de massifs montagneux disséminés çà et la entrecoupés de larges plateaux ou les rochers, taillés par le vent ont souvent pris des formes sculpturales étranges. Cette absence de reliefs prononcés confère à l’île une impression d’immensité rare sur d’autres terres méditerranéennes. Vous y retrouverez à chaque détour de virage un paysage que vous connaissez, ce qui va vous donner une étrange impression de déjà vu, mais de déjà vu de paysages que vous avez aimés et même adorés, une sorte de condensé de plaisir qui va en un seul endroit vous ramener dans tous ses merveilleux coins que vous avez un jour ou l’autre découvert.

Le programme européen d’aménagement a permis au gouvernement territorial de disposer d’un réseau de routes absolument unique dans toute l’Europe et c’est sur des départementales qui ressemblent à de vrais circuits que l’on peut arpenter les tours et les détours de l’île. Imaginez un circuit de centaines de kilomètres de long où l’on ne rencontre que quelques graviers amenés essentiellement par la faune locale. Un circuit où l’on prend un intense plaisir à rouler quelle que soit son allure en ne rencontrant que quelques véhicules pour peu que l’on y vienne hors saison touristique. Certes de temps en temps vous y croiserez un troupeau en toute liberté, quelques vaches, des chevaux, des moutons et quelques cochons mais chacun sur son territoire en respectant le macadam même si quelquefois ils n’hésitent pas à le traverser pour aller voir si l’herbe qui est de l’autre coté à le même goût .. La prudence en montagne est de rigueur mais les signes avant-coureurs des quelques déjections disséminées de ci de là, vous permettrons d’éviter ces obstacles mouvants !!

Au détour d’un virage vous allez découvrir un village aux murs colorés, un village où tous les cafés sont lieux d’échange et de discussion même si l’on ne se comprend pas toujours, un village où les auberges sont toujours ouvertes et autant de prétextes à quelques agapes.
D’un seul coup vous allez découvrir un lac d’une couleur indéfinissable qui change en permanence au fur et à mesure que le soleil décline.
Vous passerez ensuite le long de lagunes sauvages qui ne sont pas sans rappeler la Camargue, vous escaladerez des cols tout au long de routes aux virages prononcés, vous découvrirez des côtes aux rochers ocres qui à l’heure du soleil couchant prendront des teintes pourpres comme si, chaque soir, ces blocs de pierres polies s’enflammaient pour mieux s’éteindre dans la mer.

Les couleurs dominantes de la Sardaigne sont le rouge des rochers, le noir des roches basaltiques mais aussi le vert des chênes lièges ou rouvre et des oliviers, du maquis de myrtes, de bruyères et de genévriers. Même si il y a des tendances dominantes une flore diverse et variée donne des touches de couleurs au gré des massifs et des zones préservées de la sécheresse.

Même si le tourisme est devenu depuis quelques années l’une des principales source de revenu de l’île la tradition et l’âme du peuple sarde ont su se préserver. Vous y rencontrerez souvent, dans les villages, ces petites bonnes femmes tout de noir vêtues qui portent leur panier de courses sur la tête et ces petits vieux, assis sur des bancs de pierre, la casquette vissée sur le crane qui, malgré leurs allures de bandits sardes ne seront jamais avares de sourires.. Au bord de la route vous saluerez le berger qui porte toujours sa pelisse de peau, même s’il fait 35 degrés, et qui, en gardant ses moutons au bord de la route, taille avec son Panatta ( le couteau traditionnel sarde ) la branchette de buis qui va lui permettre de guider son troupeau.

Et si on parlait moto , me direz vous, eh bien est ce vraiment indispensable ? Venir en Sardaigne autrement me semblerait complètement impensable tellement cette terre est favorable à la pratique de notre passion. Quelle que soit le réseau emprunté la qualité des revêtements, qui changent de couleur au fur et à mesure des programmes d’aménagements mais qui gardent la même qualité sont propices au roulage. Certes il y a bien de temps en temps un camion peu avare de gasoil qui le distribue sur quelques kilomètres mais ce sont les impondérables qui tendent à réfréner les pilotes un peu trop optimistes. S’il pleut, par contre, attention cela devient un peu plus scabreux compte tenu des remontées de résidus gras, mais quand il pleut ce n’est jamais bien longtemps et les rayons du soleil ne tardent pas à sécher le revêtement en créant une brouillard dans lequel il est étrange de s’enfoncer. En ce qui concerne les indications, elles sont pour le moins étranges et il n’est pas rare de se perdre dans un dédale de petites routes ou au cœur d’un village au rues tortueuses et qui ressemblent à des montagnes russes. Les distances n’apparaissent qu’à de rares moments comme s’il vous fallait deviner le temps que vous aller pouvoir profiter du plaisir de rouler. Attention aux passages à niveau, ils sont vraiment à niveau et attention aux panneaux de travaux .. ceux ci sont quasiment juste après la signalisation !!

Prendre du plaisir en Sardaigne mais c’est un euphémisme, nous y avons tout fait, de la balade, de l’arsouille, de la plage, du bateau, de la route de nuit, de la gastronomie et même de la visite culturelle car la civilisation nuragique, dont personne ne sait d’ où elle vient et ce qu’elle est devenue entretient au fur et à mesure que vous allez découvrir ces tas de pierres qui autrefois étaient villages, défenses et même forteresse, le mystère latent qui règne dans cette île. Venir en Sardaigne c’est vouloir s’imprégner de cette contrée et en profiter au maximum.

Les ruines romaines, carthaginoises et même grecques sont vestiges de ce qui a toujours fait peur aux sardes : ces envahisseurs qui venaient de la mer.
C’est pour cela qu’il ne faut pas jouer en terrain conquis, la Sardaigne se gagne, elle ne va se révéler à vous qu ‘au bout d’un certain temps mais quand vous l’aurez découverte vous n’aurez qu’une seule envie : celle d’y revenir !!

Vous trouverez en format PDF deux itinéraires qui vont vous permettre de découvrir la Sardaigne. L’un en base Aritzo dans le Gennargentu et l’autre à partir de Cala Gonone sur la côte est.

Bonnes balades.



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