Motards en Balade teste la Triumph Trophy SE modèle 2012.

samedi 17 novembre 2012
par  Hervé
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La vérité sort du tunnel !!

Lors qu’à l’occasion de la soirée de présentation de la toute nouvelle Triumph Trophy l’équipe de Triumph Nimes m’a demandé si je voulais bien me charger du rodage de la bestiole, j’avoue que de prime abord j’ai tordu un peu le nez.

Que voulez vous, les GT cela n’a jamais été mon fort. Ces gros machins dont le poids total en charge confère à celui d’un semi remorque, avec une largeur hors tout qui fait frémir et dont le moindre petit accroc va coûter la moitié du salaire moyen d’un employé modèle j’en comprend l’utilité mais cela ne me branche pas.

Depuis longtemps les participants aux balades MEB, connaissant les petites accointances que nous avons avec l’usine Triumph, nous demandent quand est ce que sera proposé une Trophy avec une transmission acatène, une vraie GT qui allait renforcer la gamme de la marque … Cela faisait 9 ans que la marque anglaise n’avait pas proposé de vraie GT à sa clientèle. La Trophy déclinée en 900 3 cylindres et 1200 4 cylindres avait pourtant eu un joli succès et malgré le fait que sa transmission soit assurée par chaîne, ce qui était rédhibitoire pour certains, était resté 12 ans au catalogue. Depuis l’apparition de la Rocket, il fallait bien se douter qu’à un moment ou à un autre cette transmission allait arriver sur une gamme un peu moins dotée en cylindrée .. L’Explorer 1200 a ouvert la route allant de suite chasser sur les terres allemandes et remportant d’entrée un joli succès. Aujourd’hui c’était le tour de la version carénée. La Trophy était de retour, Triumph allait enfin sortir du tunnel GT ….

Il faisait beau en ce jour de Novembre et je prenais contact pour la première fois avec le navire amiral de chez Triumph. Elle avait 3 kilomètres au compteur et j’avais charge de la rendre opérationnelle pour les essais de fin de semaine … 800 bornes à faire, c’était un bon test.

Un petit coup de plein, 25 litres quand même et je me retrouvais avec un peu plus de 380 kilos en mouvement … un tout petit peu plus de 300 pour la moto et les reste pour ma pomme ( oui, je sais j’ai grossi !! ) dans la circulation nîmoise de cette fin d’après midi. Histoire de limiter les dégâts en cas d’incident éventuel j’avais fait virer les valises et c’est en me fiant à la seule largeur hors tout du carénage et des clignotants que j’essayais de me faufiler dans l’embouteillage ..

Ce fut homérique jusqu’au moment ou un gros scoot à 3 roues me passa devant .. Emboitant la roue de l’étrangeté et en me disant que tout compte fait si il passait je devais bien également le faire, je me mis à remonter allègrement les files sans pour autant me sentir en insécurité . La moto se conduisait du bout des doigts, sur un filet de gaz.

J’ai pu ainsi d’entrée d’essai apprécier le couplage arrière - avant du freinage, le couple du gros 1215cc 3 cylindres qui reprend au régime moteur du ralenti sur quasiment tous les rapports, le manque total d’à coups de la transmission acatène qui se fait complètement oublier, l’accélérateur « ride by wire » qui, en le comparant de mémoire avec celui de l’Explorer, est très facile à doser, le guidon un peu écarté et un poil trop vers le pilote (ce qui incite à avoir une position du buste un peu sur l’arrière un peu dans le style conduite de scoot bien droit sur la selle, une selle large et confortable peut être un peu trop large ce qui fait qu’à l’arrêt on ne pose pas complètement les pieds à plat, la sonorité sympa du trois pattes, le fait de rouler visière du casque ouverte bien protégé que l’on est par la bulle en position haute … une bulle certes qui confère à la pelle à tarte mais qui n’altère absolument pas la vision, celui de voir s’ afficher au tableau de bord le rapport engagé, la visibilité parfaite dans les rétros certes disposés un peu bas contrairement à toutes les machines que j’avais jusqu’ici essayées et, à y être soyons fous, la sonorité fort agréable de la radio .. ne me demandez pas sur quelle station j’étais, je n’avais même pas lu avant de partir la notice de fonctionnement de la moto mais je venais de découvrir que la radio était en route et que le son augmentait en fonction de la vitesse, c’est bô la technique !!

En moins de temps qu’il fallait pour le dire je m’extirpais du flot de circulation .. à moi les grands espaces .. Oh là, doucement Bijou .. On est en rodage .. 160 bornes sans dépasser 3500 tours .. vous me direz 3500 cela vous emmène à un peu plus qu’ bon 90 en six, largement suffisant pour rentrer.

A cette allure on a le temps de découvrir la moto tranquillement. J’ai un peu joué avec les boutons des comodos, affichant différents trucs plus ou moins lisibles sur le tableau de bord .. entre nous et à moins que ce soit mon grand âge qui sévit, la luminosité de ces indications mériterait d’être un peu plus contrastée .. C’est peut être possible vous me direz, il faudra bien à un moment que je me penche sur cette fameuse notice qui confère par son contenu à un mémoire de thésard.

J’ai découvert la hauteur de bulle réglable, les poignées chauffantes, le régulateur de vitesse .. put.. ça c’est poilant le régulateur de vitesse .. quand tu comprends comment cela fonctionne .. une fois en marche un voyant s’allume au tableau de bord .. et là un petit coup vers le haut et tu accélères, un petit coup vers le bas et tu ralentis .. le tout étant de trouver la vitesse qui te sied et qui va préserver tes pauvres points .. après tu ne touches plus à rien et tu fais la sieste, tu penses à ta douce, tu réfléchis à comment tu vas pouvoir intituler cet essai, tu comptes les moutons, tu te dis que chez Triumph ils auraient pu mieux planquer les fils qui se baladent le long des deux demi-guidons, tu te demandes où est ce que tu vas pouvoir mettre le GPS si tu n’as pas un Garmin et que tu ne veux pas acheter le support qui vient sur le dessus du tableau de bord et qui est proposé en option, tu te dis que le warning au milieu des compteur ce n’est pas forcément la meilleur place, quoi que là au moins tu le vois et à priori il ne risque pas d’être bouzillé si tu t’en mets une et que le demi guidon explose, tu te demandes pourquoi le designer de chez Triumph a planté deux fixations de pare-brise aussi imposantes, tu découvres avec joie que tu peux contrôler la pression des pneumatiques en roulant, tu essayes de régler les stations car Fun radio c’est vraiment nul et là tu t’emme... un peu car tu n’as pas les pouces d’ET

… enfin tout cela avant que cet espèce d’abruti en C5 plante tout au milieu de la route et tourne à gauche sans clignotant pour aller faire du paint ball !!

C’est là que

1 : Tu apprécies l’ABS monté de série sur la brelle qui va te permettre tous freins bloqués d’éviter le cul de la bagnole

2 : Tu trouves génial le fait de rouler visière ouverte, bien protégé que tu es par la large bulle, ce qui te permet de copieusement insulter l’autre crétin

3 : Tu te dis que cette machine, quand bien même elle pèse un âne mort, est sacrément maniable.

Bon, on reprends notre balade mais ce coup-ci je laisse le régulateur de coté.

La nuit était tombée, l’éclairage en phare confère au plein jour, en code c’est un peu la misère il y a vraiment un sacré trou noir .. il paraît que là aussi c’est possible d’interférer avec les réglages .. Faudra que je m’y penche.

Le tableau de bord lui est vraiment sympa, juste ce qu’il faut. Pour le reste c’est soit au radar et là vous pouviez avoir de sacrés surprises parce que des boutons ce n’est pas ce qu’il manque, surtout coté gauche, ou alors, faute ne serait-ce qu’un tout petit led pour vous guider, vous garderez les réglages effectués en plein jour.

Cela faisait un moment que le revêtement de la route c’était sérieusement dégradé et je n’avais absolument rien ressenti, la machine était toujours aussi précise dans ses trajectoires et le système d’amortissement ne pompait absolument pas .. j’avais vu que seul un petit casque c’était affiché au tableau de bord avec la mention Normal .. en fait j’allais vraiment essayer de trouver comment cela pouvait se modifier juste avant que l’autre andouille .. bon, enfin c’était du passé , on verra cela une autre fois !!

70 bornes plus loin et après être passé de la ville à la nationale puis à la départementale bosselée pour finir par la vicinale récemment revêtue et pleine de gravier j’arrivais à la maison .. mis à part le fait que je n’avais pas dépassé 3500 tours l’essai pour moi était quasiment terminé. Sympa cette nouvelle Triumph, cela me réconciliait un peu avec ce type de machine.

Annie m’a demandé si elle n’était pas trop lourde, n’ayant pas eu l’occasion de la porter sur mon dos ( la Trophy, pas Annie !! ) je n’avais pas remarqué.

Demain allait être un autre jour, Les Cévennes nous attendaient. J’avais encore 60 bornes à souffrir avant de pouvoir l’emmener jusqu’à 5000 tours, au vu des réactions de l’engin à cette allure sénatoriale je me disais qu’au dessus cela devait être quelque chose !!

Il faisait toujours aussi beau et la température avoisinait les 15 °, je vous donne cette précision car cela s’affichait en permanence au tableau de bord, faisant le pendant à l’horloge qui, pour une fois chez le constructeur britannique, était bien lisible.

Petit check up avant de partir, apparemment RAS. Je dé-béquille la meule de sa centrale, Oupps je ne sais pas si c’était l’après sieste, le manque de sélénium ou celui d’habitude mais la manœuvre réclame un effort certain qui ne m’avait pas paru aussi conséquent lorsque je l’y avais hissé. A propos de béquille la latérale est pas mal, ni trop droite, ni trop inclinée la position est excellente et on n’a pas besoin de se dépouiller pour remettre la moto droite, même si elle a un angle certain .. Cette GT serait elle mieux équilibrée que sa frangine à tétines ? C’est l’impression qu’elle m’a donnée.

Programme de la journée : tirer vers les gorges du Tarn afin de visiter l’un des hôtels choisi pour notre future balade de Juin : Les plus beaux villages de France. Pour rejoindre St Enimie je décidais d’arpenter quelques cols cévenols au gré de routes très tortueuses, pas spécialement le terrain de chasse favori de cette grosse GT mais quand on aime !!

Le parcours allait me permettre de tester l’agilité de la machine. J’aurais peut être du la configurer en mode « sport » mais j’avoue que la lecture du manuel ne m’inspirant guère je suis resté en version normale.

Je passe les 60 premiers kils sans déroger de mes récentes habitudes et la barrière fatidique des 160 kilomètres étant dépassée j’attaque la grimpette du col de Perjuret en pouvant tirer jusqu’à 5000, je connais cette côte par cœur et je me dis que tout compte fait c’est un bon test pour la brelle, c’est plein de trous et de bosses, le revêtement glisse au gré des parties lisses largement oubliées par les services de l’Équipement et de temps en temps un reliquat de gravier en sortie de courbe n’est pas in-envisageable. Eh bien c’est assez bluffant ce truc … une fois que l’on a pigé comment cela fonctionne.

Il faut en effet savoir que la position très droite sur la selle de même que les pieds dans le strict alignement du corps, cela rajouté à l’écartement des bras et à la quasi impossibilité d’agir en poussant sur le réservoir avec le genou inverse, fait que par deux fois je me suis surpris à sortir d’un virage serré quasiment au delà de la ligne blanche .. J’aime pas !!

Charge à moi de rectifier le tir, ce qui se fait sans problème une fois que l’on a compris que cette machine il ne faut pas hésiter à l’inscrire fortement dans le virage, appuyant sur le cale pied intérieur et compensant le fait que l’on ne peut guère basculer le corps dans le virage en prenant une angulation un peu plus importante. J’avais déjà rencontré cela lors de mon essai de la Sprint GT et en dehors du fait que cela peut surprendre au début cela se compense très facilement à l’usage.

La moto reprend à très bas régime dans toutes les situations mais il est quand même recommandé, si vous n’êtes pas sur le rapport idéal et que vous ne souhaitiez pas tirer dans les tours, de jouer de l’embrayage en sortie d’épingle. L’embrayage est un peu ferme mais sans plus, les vitesses passent sans problème et la douceur de la boite est assez incroyable, n’oublions pas que la machine était en rodage alors je m’imagine ce que cela sera avec 50000 bornes de mieux.

On ne peut pas dire que la sonorité de l’ensemble tracteur soit des plus agréable mais on s’y fait.

Un truc bizarre, dans les quelques bouts droits appréhendés à une allure disons virile, une étrange impression de poussée dans le dos se produit due surement au retour de vent provoqué par la bulle en position haute !!

Arrivé à St Enimie j’avais la banane et je me disais que tout compte fait dans ces GT il y avait quand même du bon. Il faut dire qu’il y faisait un petit 5°C et que j’avais pu apprécier la qualité des poignées chauffantes ( juste en position 1 ) et celle du siège chauffant qui à mon âge peut être utilisé sans risque de dégradations des spermatozoïdes !!

J’allais presque virer ma cuti et arriver à en regretter d’être « trail addicted », lorsque j’ai du manœuvrer à l’arrêt pour sortir du parking de l’hôtel ..

Là on était dans un autre monde et la brelle accusait le poids de ses équipements et encore j’étais entièrement à vide, j’imagine avec bagage et passagère.

Pour manœuvrer l’outil de ses seuls petits bras faut pas être manchot et aimer les risques pour peu que le revêtement ne soit pas des plus parfait. En en parlant avec le patron qui roulait en teutonne du même acabit j’en ai déduit que c’était cause commune à toutes les machines de cette catégorie.

Il faut le savoir, si vous prenez une GT vous risquez plus souvent de la foutre par terre en la bougeant à l’arrêt qu’en jouant de la poignée sur l’asphalte.

Une fois dans le bon sens et en me disant que j’avais réussi à économiser au prix de quelques efforts un bon paquet de billets je décidais de rentrer à la maison par la corniche des Cévennes, encore un sacré test à venir.

Il n’y avait que peu de chances que je rencontre les chaussettes à clous en cet horaire tardif quoi que j’ai découvert fortuitement ces défenseurs de la sécurité publique qui me confortent ainsi dans l’idée que j’ai qu’ils sont le plus souvent collecteurs des impôts, soigneusement planqués, jumelles en batterie, à l’entrée de Florac, derrière un grand panneau, au bout d’une jolie ligne droite bien dégagée, à l’heure où le pékin normal est le plus souvent en train de prendre l’apéro .. il faut dire que là c’est un lieu non pas accidentogène mais remarquable pour coincer le touriste en goguette .. au passage merci au gars en Fazer 1000 qui s ’est vraiment dépouillé pour me rattraper afin de me prévenir …

Après cet épisode qui ne réclame aucun commentaire j’attaquais la Corniche avec le désir de voir ce que vraiment cela allait donner tout en respectant absolument les conditions du rodage .. la moto avait maintenant pas loin de 500 kilomètres ..

Tiens au fait depuis près de 80 bornes le voyant de réserve s’était allumé et l’ordinateur de bord m’indiquait que je n’avais plus guère qu’une dizaine de kilomètres d’autonomie .. j’ai mis 24 litres dans le bouzin sur les 25 qu’il est censé contenir, j’en déduis donc qu’avec le plein on doit sans problème atteindre les 500 bornes ce qui n’est pas mal pour ce genre de machine.

Bon, la Corniche je la connais par cœur .. Jusqu’à St Laurent de Trèves c’est l’ubac, tout humide avec quelques pièges comme la vieille carrière et l’épingle bosselée, de St Laurent au Pompidou c’est gros gaz avec quelques belles lignes droites en faisant gaffe au rétrécissement de l’Hospitalet et surtout à l’enchainement d’épingles et de virages aveugles avant d’arriver au village. Du Pompidou au col de l’Exil c’est le grand bonheur avec de larges courbes en appui, un revêtement au top ..

Le grand bonheurs jusqu’à ce put... de chevreuil qui m’est sorti du bois quand je suis arrivé à 130 en fin de courbe à gauche ..

Eh bien, croyez moi l’ABS c’est vraiment bien, tu plantes tout et tu peux ensuite éviter comme tu peux : la bestiole, le bas coté boueux, la ligne blanche bien grasse et, par voie de conséquence … la note salée que va te présenter ton pote concessionnaire, la honte de rendre une bécane froissée alors qu’elle n’a même pas 600 bornes, l’engueulade que va te passer ta douce en te disant que tu aurais pu y aller mollo, l’augmentation des statistiques qui affirment que c’est sur les routes que l’on fréquente le plus souvent que se produisent la plupart des accidents, le fait de devoir transporter une bestiole d’une bonne quarantaine de kilos sachant qu’un cuissot de chevreuil mariné c’est, accompagné de cèpes, l’un des plats que je réussi le mieux … et accessoirement de donner raison à ce clip à la c... qui vient te casser le moral au beau milieu d’une bourre de grand prix sur Eurosport et la visite de l’hôpital de Mende, un endroit que je ne connais pas encore mais où, je suis certain, on doit choper toutes sortes de maladies !!

Bon, j’avais testé la tenue de route, la capacité de freinage en courbe, la stabilité à haute vitesse, le freinage, le contrôle de trajectoire, la reprise à moyen régime, l’antipatinage, la conduite en état d’urgence, la qualité des pneumatiques et de la suspension, la fourche qui ne plongeait pas à la décélération, l’éclairage .. et , conformément à ma dernière analyse sanguine le fait que je ne souffre pas encore de déficience cardiaque .. Tout cela en moins de 50 m, que voulez vous de mieux !!

Je suis descendu sur St Jean du Gard à une vitesse plus en rapport avec les conditions et surtout qui m’a permis de reprendre tout ou partie de ma capacité respiratoire, faisant juste un petit accroc dans la série d’enchainement de virages qui m’avaient couté il y a une bonne quarantaine d’année un blouson et un jean sans compter le carénage intégral de mon Ossa SPQ, un enchainement qui se passa comme une lettre express confié aux services postaux qui ne sont plus pourtant ce que c’était et où j’ai pu me conforter dans l’idée que cette machine, lorsqu’on en a pris l’habitude, eh bien c’est un sacré outil !!

Florac – la maison en moins de 45 minutes, ceux qui connaissent apprécieront. Une douche et le match à la télé.
Dans la nuit au cours d’un rêve, j’ai revu cet enc.. de chevreuil, il avait de beaux yeux !!

Restait le test sur grandes routes avant de rendre la machine. Au programme Montpellier et ses embouteillages de fin de journée, Palavas pour sentir l’air de la mer, la voie rapide pour rejoindre Aigues-Mortes en faisant gaffe aux condés puis la traverse de la Camargue pour gagner Arles à la tombée de la nuit et enfin le grand ruban qui allait me permettre de ramener la brelle à la concession avec la douce impression du devoir accompli.

Tout cela se fit en écoutant le dernier album des Stones que j’avais téléchargé sur mon ifon, connecté qu’il était sur le système Bluetooth de la moto, en appréciant l’emplacement réservé à la carte de crédit qui tombe ainsi facilement sous la main lors du passage au péage, en supportant les quatre gouttes de pluie bien planqué que j’étais derrière le carénage et la bulle de la moto, le cul et les mimines au chaud et la main droite tapotant le réservoir au rythme de la zizizque bien aidé que j’étais dans mon amour de la rythmique par le régulateur de vitesse calé à 130.

La moto n’était même pas trop sale lorsque je l’ai rendue à Triumph Nimes, j’avais fini les 800 bornes de rodage, les amateurs allaient pouvoir lui mettre le compte lors de leurs futurs essais.

En fait je m’étais vraiment régalé pendant cette courte mais fort intéressante expérience qui avait presque réussi, à quelques points de détail près à me réconcilier avec ce type de machine ..

J’ai toutefois encore trois bricoles à approfondir :
- "Dis donc Gérard, la démo d’Avignon a besoin d’être rodée .. Tu me la prêtes la semaine prochaine ?"

Aurais je vu la lumière ?

Pour Motards En Balade - Novembre 2012 - Hervé

Pour la fiche technique et les caractéristiques vous les trouverez sur le site de Triumph Motorcycle.

Annie me charge de vous dire qu’elle trouve la moto très confortable, que la selle chauffante est un plus, qu’elle ne se plaint absolument pas de remous dus à la bulle en remarquant tout comme moi l’étrange impression de "poussée dans le dos" lorsque l’on envoie du gros, que les cale pieds passager sont bien fichus de même que les poignées de maintien, que si par hasard vous voulez bien ouvrir une souscription en faveur de Motards en Balade elle verrait bien cette moto agrandir notre parc et que si cela ne se fait pas elle acceptera même un billet de loto !!




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